Que dire de l’édition 2018 d’Agile Games France ?

Indiscutablement la plus luxueuse d’entre toutes : Un hôtel 4 étoiles privatisé pour l’événement !

Hôtel Perier du Bignon

Jusqu’où ira-t-on pour les prochaines éditions ? Qui va trouver plus confortable que l’équipe d’Agile Rennes ?
Les recherches pour soumettre le lieu de l’édition 2019 sont ouverte jusqu’à … à priori mi décembre.

Bref, cette édition exceptionnelle s’est déroulée dans un cadre exceptionnel.

Et on ne le répétera jamais assez : Agile Games France est un événement non-organisé tenu de main de maître par Alexandre Boutin.

Alexandre … en toute simplicité 😉

 

 

Pour avoir eu la chance de pouvoir caler des interventions sur un ACBN Rennes et l’ESIEA de Laval les jours précédents, j’étais déjà sur Laval dès la veille au soir pour partager un verre et quelques tapas avec quelques amis.

 

Mais les choses sérieuses (j’ai dit “sérieuses” ???) ont commencées le vendredi matin.

 

iceBreaker

C’est Agile Garden qui ouvre le bal à travers un icebreaker très sympa.

Une fiche “Parle-moi de toi !” est distribuée. Elle a pour vocation de se décrire à travers :

  • Prénom / Nom
  • Ce que je cherche ici
  • Ce que j’aime
  • Mes envies
  • Pour me reconnaître

Puis une carte postale est distribuée avec une enveloppe afin que chacun(e) indique son adresse postale et place carte postale + fiche “Parle-moi de toi !” dans l’enveloppe.

Les enveloppes sont ensuite toutes récupérées, mélangées, puis redistribuées.

Nous voici alors avec l’enveloppe d’un(e) autre participant(e) dont il va falloir prendre soin discrètement (donc sans lui avouer) tout le long de l’événement.
Vous avais-je déjà parlé de toute la bienveillance que l’on peut rencontrer dans les AGFr ?

Une dernière consigne : La carte postale permet de retourner un feedback d’ici un mois à notre protégé. (Je me suis déjà placé une alerte pour penser à envoyer la mienne)

 

Place du marché

De façon “traditionnelle” pour un open-space, la place du marché (pardon, la “Magic Place”) se remplie alors :

 

Jeu des valeurs

J’ai commencé cette journée par un atelier proposé par Rémy autour du partage des valeurs de chacun(e) à proposer au sein d’une équipe.

 

Le déroulé de cet atelier a été généreusement partagé par Rémyhttp://agilegamesfrance.fr/index.php?title=Jeu_des_valeurs.

 

Je l’ai personnellement trouvé très intéressant pour permettre aux membres d’une équipe de mieux se connaître et de mieux se comprendre.

Petit plus apporté par Irène :

Je demanderais même un exemple concret pour illustrer l’application d’une valeur.

Un lien a aussi été fait avec l’idée d’un “arbre des valeurs” éventuellement en lien avec le manifeste : Il va falloir que je me penche sur ce type d’atelier.

 

Le jeu des Accords Toltèques

Le jeu des Accords Toltèques nous a été proposé par Frantz.

Le but est d’exploiter le support de ce jeu autour d’atelier de co-développements.

 

Pour les puristes des accords toltèques, il s’agit d’une version avec 5 accords. Le cinquième, né dans la seconde édition de l’ouvrage de référence, étant :

Soyez sceptique, mais apprenez à écouter.

 

Le déroulé proposé s’articule en 3 phases :

  1. Chaque personne passe à son tour :
    Exposer son problème relationnel en se centrant sur son sujet et sa situation.
    Essayer de donner une note de 0 à 10 sur la qualité de la relation.
  2. Choisir une carte accord pour identifier celui qui nous aiderait le plus selon nous.
    Les autres participants proposent d’autres accords en argumentant sur le pourquoi.
  3. En fonction des feedbacks, le participant choisi un accord comme support pour avancer dans la relation décrite.
    Se projeter autour de ce que deviendra la note avec la mise en œuvre de cet accord.

 

De mon point de vue, il s’agit d’un support intéressant pour proposer des réflexions collectives sous un angle peu commun (donc certainement créatif). Par contre, attention au temps que prends ce type d’ateliers. Pour vous donner une idée, nous avons passés près d’une heure sur une seule situation.

Comme vous pouvez le constater, l’ambiance était décontractée :

 

Jeu des forces

Cécile nous a proposé d’expérimenter le “jeu des forces”.

Il s’agit d’un atelier basé sur les “cartes des forces” éditées par Positran qui permettent de partager, au sein d’un groupe, des feedbacks de perception positifs.
Le dos des cartes peut-être l’objet d’un approfondissement du feedback offert.

Bref, une activité de team building rapide et certainement efficace.

 

Jeu fleuve : SAFe m’a tué

Ensuite, Maxime nous a proposé un jeu fleuve sur les 2 jours. Celui-ci a été habillement lancé à travers un teaser pour le moins original :

L’idée est bien là : Il va falloir retrouver l’assassin du professeur Robinson.

Pour initialiser ce jeu, chacun(e) renseigne sur un post-it un mot. Puis au gré des déplacements, le post-it que l’on a entre les mains est échangé avec chaque personne croisée. Une fois les post-its correctement mélangés, les participant(e)s peuvent prendre connaissance de celui qu’ils possède en toute discrétion.

Car la quête de l’assassin a des règles très strictes (et tout aussi morbides) : il faut assassiner l’assassin du professeur Robinson.

Pour cela, chacun est armé d’un mot (le post-it qui lui reste entre les mains). S’il parvient à le faire dire à une personne, il la tue. Il adresse alors la photo de la victime au facilitateur, qui à l’aide d’une imprimante portable, l’ajoute sur le mur des victimes (et il y aura beaucoup de victimes collatérales !).

Et l’assassin du professeur Robinson ? C’est celui qui possède le mot “SAFe” (non … il n’y a pas de message).

 

Le jeu du triangle

Yann nous a ensuite proposé un atelier autour de l’auto-organisation (et de quelques principes de systémique). Il tient cet atelier d’une présentation de l’Agilité à l’échelle par Claude.

Le principe est simple :

  • Prévoir de l’espace pour que chacun(e) puisse se déplacer
  • Chaque participant(e) en choisit secrètement 2 autres
  • Chacun(e) se déplace alors afin de former avec ces 2 autres personnes un triangle équilatéral

La stabilité va mettre un certain temps à émerger (si elle émerge). Cela nous aura pris 2 minutes.

 

Le facilitateur déplace alors 3 personnes, et demande de recommencer l’exercice.

Une fois la situation stabilisée, les participant(e)s tendent les bras vers les 2 personnes ciblées.

 

Après avoir mélangé les personnes, le facilitateur désigne une personne pour réorganiser l’ensemble de l’entreprise. Les participants se laissent alors déplacer (ils tendent toujours les bras vers les 2 personnes qu’ils visaient).

La stabilisation semble beaucoup plus difficile à obtenir ici. Serait-ce là une vertu de l’auto-organisation ???

Si l’exercice est recommencé en auto-organisation, avec une communication autorisée entre les participants, la stabilité est obtenues en moins de 30 secondes (en tout cas, dans notre cas).

 

360 Stories

 

Anne nous a ensuite proposé une présentation du jeu 360 Stories qui permet au sein d’un groupe, d’une équipe, d’une famille, de partager des histoires personnelles autour d’un format ludique.

 

Le hasard va s’inviter autour du plateau et de 2 dés, et va solliciter le récit d’une histoire personnelle autour d’une catégorie donnée et d’une tranche d’age imposée. Vous allez alors vous surprendre à vous remémorer des histoires qui n’auraient certainement pas refait surface sans ce support.

 

Jeu des carrés

Grégoire nous a ensuite proposé un très court atelier autour des biens faits de la mise en mouvement. L’objectif est de relier deux à deux, 6 carrés positionnés dans une configuration qui semble rendre l’exercice impossible.

Nous sommes avec Philippe deux contre-exemples, mais je suis convaincu du potentiel de cet atelier.

 

Mon Entreprise Agile

J’ai ensuite recherché Olivier pour l’animation de son atelier “Mon Entreprise Agile“. Olivier nous permet ici de (faire) découvrir les bienfaits de bonnes pratiques de développements à travers un atelier qu’il a la générosité de partager pleinement à travers GitHub.

Il s’agit donc d’un jeu de société de sensibilisation sur les pratiques Agiles avec un rendu de l’apport de ces pratiques à moyen termes.

Selon Cécile, ce jeu peut être combiné avec le jeu DTC (Dette Technique Cumulée) d’Alexandre.

 

J’y retiens en particulier la possibilité, dans le debrief final, de faire un parallèle entre les pratiques jouées et les pratiques utilisables dans les équipes.

 

AntiDette

Nicolas nous propose ici un atelier permettant de sensibiliser à la dette technique sous un angle nouveau (pour un atelier de ce type). Il y illustre l’impact de la dette technique, mais aussi la possibilité de générer volontairement de la dette, en fonction de contextes particuliers, avec le coût de résorption associé.

Je ne pense pas que cet atelier soit déjà partagé, mais j’attends sa publication avec impatience.

 

Dessine-moi ton visage

Alice nous a proposé à nouveau son icebreaker sur les portraits croisés. Toujours aussi dynamique, mais préparez-vous à présenter vos excuses plus d’une fois.

En plus, Alice a déjà partagé cet atelier :

 

Keep Talking and Nobody Explose

Ensuite, j’ai co-animé avec Sam un atelier “Keep Talking and Nobody Explose” (le support en français se trouve par  ou sur GitHub pour ceux qui souhaitent contribuer).

Il s’agit d’un atelier que j’affectionne beaucoup. Il est généralement très bien accueilli et s’avère un support d’échanges autour des problématiques de communication remarquable.

Sam a proposé de placer la barre assez haute en séparant physiquement les experts des démineurs et en ne leur permettant de communiquer que vocalement à travers des téléphones : Autant dire que nous n’avons pas sauvés tout le monde :-).

 

Une fois le graal atteint (une équipe de démineurs sauvée), nous avons proposé une nouvelle édition façon “Vis ma vie”. Quel succès et quelle mise en lumière de l’intérêt de cette pratique :

 

10”

Un petit plus offert par Vincent.

Vous avez 10 secondes pour créer le plus vite possible un objet volant le plus loin possible.

Action !

10 .. 9 .. 8 .. 7 .. 6 .. 5 .. 4 .. 3 .. 2 .. 1 .. STOP !

Vous n’avez plus qu’à comparer vos stratégies ;-).

 


 

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et l’échéance du direct Laval-Rennes qui m’a permis de rentrer tout aussi directement sur Bordeaux (donc via Rennes puis Paris) à sonné pour moi le glas de cette conférence hors du commun.
Mais c’est bien plus riche que je suis reparti de Laval, avec le plaisir de partager jusqu’au dernier moment avec des êtres d’exception :

 

Et que dire de tous les ateliers que je n’ai pas pu suivre ???
Vous voulez vous faire une idée ? C’est par là :

 

De plus, ils en parlent aussi :