Que dire d’Agile Grenoble 2017 ?!? 

Commencer par “J’y étais !” semblerait déplacé à deux titres :

  • il y a un petit côté “je m’la pète“,
  • cela semble narguer ceux qui n’ont pas eu cette chance.

Comme ce n’est pas l’idée, je vous propose ici un humble retour sur mon propre parcours au cœur de ces 3 journées exceptionnelles. Juste histoire de vous fournir quelques pointeurs vers des personnes ou sujets très riches en plus de ce que j’ai déjà partagé sur twitter.

Pour moi, les choses ont en fait commencé le mardi soir, par mon arrivée tardive sur Grenoble. Et quitte à noter ici quelques infos simplement utiles, sachez que si vous vous rendez sur Grenoble via l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, il existe une navette bus qui assure le trajet aéroport de Lyon ⇔ gare routière de Grenoble en 1h05. C’est souvent plus pratique et moins cher que de louer une voiture dont je n’aurais su que faire durant 3 jours.

Jour 1

Lancement de la conférence par les organisateurs

Il y avait beaucoup de choses à retenir dès cet accueil.

Je reprendrai ici les chiffres officiels :

  • 3 jours de conférences
  • 2 nuits d’ateliers
  • 16 organisateurs
    ⇒ Ils ont produit une conférence “hors-normes” !
  • 19 sponsors
    ⇒ Comme je l’ai déjà mentionné : nous n’aurions pas accès à une conférence d’une telle qualité sans eux.
  • 118 orateurs
    ⇒ Je ne suis pas peu fier d’en avoir fait partie auprès de tant d’ami(e)s.
  • 121 sessions
    ⇒ C’est dire le choix que nous avions.
  • 1700 entrées vendues à 1100 participants différents (Cf. Rex d’Alexandre)
  • 220 Kg de dés à offrir en goodies

Bref, des chiffres à faire tourner les têtes pour ce qui a sûrement été la plus grande conférence de l’hexagone sur l’Agilité cette année.

 

Je ne vous ferai pas tout le lancement, mais il faut absolument en retenir le principe du Sou-Rire que l’on doit à Thierry CROS (@thierrycros). Il s’agit d’une monnaie destinée à prendre de l’importance.
Le principe est simple :

Si une personne vous a inspirée : payez la ! 

Offrez-lui un Sou-Rire, et si possible personnalisez-le et complétez-le par un feedback aussi concret que possible.

 

Keynote d’ouverture : Transformations d’entreprise, êtes-vous prêts pour le grand saut ?

Aurélien Morvan (@AurelienMorvant) nous a proposé une nouvelle fois sa keynote du moment. Beaucoup de choses à en dire … tiens, c’est déjà fait par là : Agile Pays-Basque – Saison #2 ;-).

Quelques leçons choisies personnellement comme ne devant pas être oubliées ?

 

En bref, professionnellement je serais en mesure de suivre Aurélien les yeux fermés. Pour ce qui est du “grand saut” … laissez-moi y réfléchir avant de monter sur la nacelle.

Pour vous faire une idée plus précise que les quelques éléments que j’ai mis en avant (ma sélection 😉 ), les slides de l’édition grenobloise sont disponibles sur SlideShare. Je guette la diffusion de la vidéo, car croyez-moi, il s’agit d’une keynote à voir et à revoir !

 

Scrum mon sérum

Claude Aubry (@claudeaubry) a fait évolué sa dernière présentation “Scrum ? Mon scrotum !“.

Il nous y livre quelques alertes de pratiques et de comportements qui apportent des dysfonctionnements.

Il nous apporte aussi du vocabulaire :

Misonéïsme : la peur de l’innovation et du changement. Un terme si peu connu face à un phénomène si courant.

Bref, Scrum est finalement une innovation sociale. J’aime beaucoup cette idée.

Pour le reste … comment vous dire : je vous invite à suivre Claude lors de l’une de ses prochaines représentations, ou à vous plonger sur son propre REX sur cette session : http://www.aubryconseil.com/post/Scrum-mon-serum-a-Agile-Grenoble.
Pour ma part, j’ai dû m’éclipser prématurément pour valider les derniers détails techniques de ma présentation.

 

Et si notre communication était biaisée ?

La communication est au cœur de l’Agilité, au cœur de vos équipes, au cœur de votre activité quotidienne. Pourtant, nous en apprenons si peu sur cet outil essentiel, sur son exploitation et sur ses limites.
Je ne vous ai pas proposé un kit prêt à l’emploi, mais une exploration de quelques clefs permettant de mieux comprendre pourquoi nous n’en tirons pas souvent le meilleur parti.
Souvenez-vous de l’une des idées fondatrices du manifeste agile : replacer l’humain au centre de tout.

 

Je rédigerai bientôt un post plus complet sur le contenu de cette session. En attendant, les slides de support sont disponibles par ici :
Agile Grenoble 2017 – Et Si Notre Communication Était Biaisée ?

En direct, cela ressemblait à ceci :

 

En attendant, je profite de cette tribune personnelle pour remercier mille fois Isabel MONVILLE (@isabelmonville) pour son soutien et ses feedbacks toujours très constructifs dans le cadre de la préparation de cette session.

Je remercie aussi tous les participants pour leur venue, et en particulier ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une place assise :

 

Comment gérer son temps efficacement individuellement et en équipe ?

Romain COUTURIER (@romaincouturier) nous a donné (ou rappelé) quelques règles que l’on applique bien souvent à nos projets, et que l’on néglige dans notre quotidien alors qu’elles y ont les mêmes vertus.

Pour ce compte-rendu, j’ai retenu celles-ci :

  • Le coût du changement de contexte.
    Et donc la différence entre ce que l’on planifie sur une journée et ce que nous faisons.La planification ressemblera à ceci :

    [   1    ]
             [  2  ]
                   [ 3 ]
                       [      4        ]
    

    Alors qu’en réalité, notre journée ressemblera beaucoup plus à cela :

    [ 1 ]       [ 1 ]           [ 1 ]               [ 1 ]
        [ 2 ]               [ 2 ]           [ 2 ]
            [ 3 ]       [ 3 ]       [ 3 ]
                    [ 4 ]               [ 4 ]   [ 4 ]   [    4    ]  
    
  • D’où l’idée bien connue de :
    • Commencer à terminer.
      et
    • Arrêter de commencer.
  • Lister les interruptions de la journée. La pire de la catégorie : l’urgence !
    D’ailleurs, est-on d’accord sur la définition de l’urgence ?
    Il y a-t-il un impact économique considérable ou même danger de mort ?
  • Prioriser ses propres tâches à l’aide de la méthode MoSCoW.
  • Avoir le courage de dire “non …” (Les 3 petits points sont précieux, ils permettent de faire accepter le non car il n’est alors pas nécessairement définitif → Astuce de Romain).
  • La CNV (Communication Non-Violente) peut aussi permettre de faire accepter un “non”.
  • La délégation.
  • L’équipe est souvent à l’origine de sa gestion du temps.
  • Plus vous êtes dans l’urgence, plus le système est toxique.

  • Vous êtes le goulet d’étranglement lorsque vous n’avez plus le temps de faire ce que vous avez à faire.

  • Ralentir !

    Faites-en moins et finalement, vous en ferez plus.

  • Et l’une de mes citations préférée de Romain :

    Une équipe qui rogne sur la qualité est une équipe qui s’auto-alimente en travail

 

Au fait, Romain a déjà publié un aide mémoire illustré par ses soins.

 

Coach Corner, ou comment créer du liant dans des contextes d’équipes distribuées

Alexandre THIBAULT (@AlexandreThib) nous présente un REX sur la mise en place d’un “Coach Corner” au sein de beNext.

Il s’agit de points de suivis qui ont été institutionnalisés, et proposés à l’ensemble des consultants. Il y consacre lui-même 1 j sur 10.

Dans ce cadre, que se soit lors d’apéros, de déjeuners, ou de vidéo conférences, il propose quelques outils qui semblent très orientés sur la mise en actions.

L’un des buts avoué de ce type d’accompagnement est l’anticipation du turn-over. J’ai dans l’idée qu’il y a plus d’une société qui aurait fort à gagner à envisager une telle démarche d’anticipation.

Au delà d’un aspect de coaching, Alexandre propose aussi une posture de consultant/mentor en partageant volontiers ses expériences autour de problèmes ou de contextes particuliers.

Comme il s’agit d’une expérimentation encore récente, tout n’est pas encore arrêté. L’idée par exemple de proposer des compte-rendus publics, ou même remontés aux services RH lèvent des questions au regard de la confidentialité attendue dans le cadre d’accompagnement humains de ce type. Je suis convaincu qu’Alexandre partagera de nouveau REX une fois qu’il aura avancé sur ces sujets un tantinet sensibles.

Evidemment, le support est déjà publié par ici. A défaut d’être vraiment parlant par lui-même, les photos sont vraiment belles.

 

Deadline

Romain COUTURIER (@romaincouturier) et Grégory ALEXANDRE (@gregalexandre) nous ont invités à découvrir, à de multiples reprises, le jeu qu’ils ont co-créé : Deadline.

 

Nous avons pu enfiler le costume de GOs, en vue de développer un centre de vacances.

Cela nous a permis d’expérimenter diverses stratégies de priorisation, de formations, de prises de risques.

Nous avons même eu l’occasion de dire “non !”.

Bref, un terrain de jeu idéal, pardon : un terrain d’expérimentation idéal pour appliquer les principes évoqués quelques heures auparavant par Romain.

 

Autant, nos facilitateurs étaient réchauffés :

Autant nous étions concentrés :

 

caTesTdrale

Sébastien FAUVEL (@sebfauvel) nous a proposé son atelier caTesTdrale que j’avais déjà entraperçu lors d’un Agile Games France, mais que je n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter.

C’est chose faite :

Et ma plus belle création :

Et bonne nouvelle, Sébastien a entièrement publié cet atelier sur GitHub : https://catestdrale.github.io.

Si vous avez encore dans votre entourage des personnes qui ne sont pas convaincues par le bien fondé de l’investissement dans les tests automatisés (si si, cela existe encore, même au XXIème siècle) : cet atelier est aussi simple à mener que frappant d’évidence.

 

Et si l’empathie était la clé de la communication ?

Damien ROQUEL (@ContactBrique24) nous a offert une expérimentation de l’Empathy Toy. Pour tout dire, ce n’était pas une première pour moi puisque Jérôme URVOAS (@JeromeUrvoas) nous l’avais déjà proposé à l’Agile Tour de Bordeaux. Mais d’une part, il y a toujours des choses différentes à en tirer en fonction du facilitateur et des participants. D’autre part, au regard du prix du kit, une nouvelle occasion d’expérimentation est toujours bonne à prendre ;-).

Un petit message pour TwentyOneToys : pour ce prix là, les flèches devraient être équilibrées 😉 .

Tout ça pour dire que nous nous y sommes prêtés, et malgré une fatigue plus ou moins contenue (n’est pas Alice 😉 ), nous nous en sommes plutôt bien sortis :

Damien nous a aussi fait découvrir une méthode de débriefing collectif permettant à chacun de contribuer et finalement de ne retenir que ce qui fait le plus sens aux yeux de l’équipe ou du groupe : Débrief le 35. J’aime beaucoup !

Le principe est le suivant :

  1. Sur un quart de feuille, écrire de façon individuelle et en silence l’enseignement principal retenu sur l’atelier.
  2. Se lever, puis en se baladant, échanger son quart de feuille avec les personnes que l’on rencontre (pour mélanger).
  3. Puis s’arrêter pour former des binômes et discuter pendant 30” pour répartir 7 points entre les 2 enseignements que le binôme a en main.
  4. Retourner en étape 2 quatre fois.⇒ Cela aboutit à distribuer 35 points au maximum pour chaque idée remontée. Il suffit alors de prendre les N meilleurs scores pour aboutir à un choix collectif.

 

 

Comment vous dire … ce fut une journée bien riche et manifestement éprouvante au regard de la phase de décompression :

Jour 2

Lancement de la journée par les organisateurs

Bon, je ne vous la refais pas … c’était à peu de choses près la même que la veille. Mais toujours réalisée avec brio par nos gentils organisateurs !

 

Keynote d’ouverture : Succès – Echec : Ce que je regarde se développe

La keynote d’ouverture a été assurée par Stéphane BIGEARD (@stephanebigeard) et pour la résumer en quelques mots : une dose de positivisme … et qu’est-ce que ça fait du bien !

Voici quelques perles qui ont plus retenu mon attention que les autres (car c’était un festival) :

Si le corps bouge, le cerveau s’ouvre

Mise en pratique :

Plus de résultats, moins d’efforts, plus de plaisir : regardez les points forts !

 

Je ne sais même pas que j’ai des points forts.

Histoire d’apprendre à conscientiser nos points forts, car il y a nombre de domaines dans lesquels nous sommes inconscients-compétents (mais si vous êtes venus la veille, vous savez de quoi je parle 😉 ).

Même si vous êtes le plus grand génie du monde, il faut un révélateur.

Pour Mozart, c’était son père qui officiait alors dans un orchestre de 150 musiciens.

Le job des parents est de servir de révélateurs pour que nos enfants prennent conscience de leurs potentiels et puissent les exploiter.

Attention au syndrome du bulletin de notes : on se focalise toujours sur les notes les plus basses.

Ce que je regarde se développe. C’est à vous de choisir.
Soit vous regardez la merde et elle va se développer.
Soit vous regardez vos points forts et ils se développeront.

(Vous connaissez l’effet Pygmalion ?)

 

Ce qui abouti à une leçon à garder en tête :

 

 

Découverte du LEGO® SERIOUS PLAY® : objectif comment introduire plus d’agilité dans votre équipe

Jérôme BOURGEON (@j_bourgeon), Sébastien GOODWIN (@agilejourney), Luc MILLET (@luc_millet) et Laurent TARDIF (@Ouelcum) nous ont proposé une découverte du LEGO® SERIOUS PLAY®.

A titre personnel, j’étais extrêmement curieux de voir et manipuler le “kit” de 52 pièces proposé aux participants (surtout au regard du prix auquel ils sont fournis), qui est censé avoir été composé par Lego avec l’appui de neuroscientifiques … et j’ai été bluffé. Il y en a pour toutes les sensibilités possibles : c’est remarquable.

Il s’agit donc d’ateliers qui peuvent traiter aussi bien du team building que de la résolution de problématiques. Le tout piloté par un schéma en 4 étapes réutilisé plusieurs fois :

  1. Le facilitateur pose une question
  2. Les participants construisent individuellement une réponse
  3. A tour de rôle, chaque participant partage le sens de sa composition avec les autres
  4. Les participants réfléchissent collectivement à leurs réponses, face aux enrichissements apportés par l’étape 3.

 

 

Une piste à explorer : toujours demander d’expliquer les choses en 2 /3 mots maximum car cela permet de se focaliser sur une solution.

L’un des objectifs visés : construire une action concrète à réaliser rapidement après l’atelier.

 

Speciale 10ème : rompez en douceur

Géry DERBIER (@Gery7) assisté de son frère siamois Laurent SARRAZIN (@bangalaurent) nous a proposé d’expérimenter quelques techniques d’accompagnement qu’ils proposent eux-mêmes. J’ai eu le plaisir de côtoyer ces 2 compères lors d’une intervention chez un client il y a quelques années, et leur contact est toujours un enrichissement.

Vous ne vous rendez certainement pas compte de l’opportunité que représentent ces “Spéciales 10ème” d’un point de vue formation pour un prix modique.

Bref, je ne pouvais pas passer à côté d’une occasion d’expérimenter un TAO Lab.

TAO ? C’est pour Transformation Agile d’Organisations.

L’idée portée ici est de concevoir une organisation comme un produit.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, tout commence par un SPA pour une mise en action qui donne le ton.

  1. Par groupe de 3, A pose un B qui lui répond
  2. B pose la même question à C qui lui répond
  3. C pose la même question à A qui lui répond
  4. A demande à B “Quoi d’autre ?” (une question simple et tellement puissante) qui lui répond
  5. idem de B vers C, puis de C vers A
  6. A tourne le dos à B et C qui vont alors parler de A en relevant toutes les qualités qu’ils ont perçues de A durant à travers ses réponses.
  7. idem pour B puis C

Il s’agit d’une pratique Solution Focus nommée “Resource Gossip” ou “Positive Gossip”, et renommé SPA par Laurent. A en croire un participant, le nom est bien trouvé :

Le nom est bien choisi : j’ai la même sensation que suite à un massage au niveau des épaules.

Et c’est vrai : ça fait du bien !

 

Ensuite, passage au TAO en lui-même :

 

Nous avons enchaîné sur une Learning Expedition et la loi du partage :

Imaginons que nous avons visité des sociétés qui pratiquent l’Agilité avec succès.
Qu’avons-nous identifié de remarquable ? → En petits groupes : une idée par post-it.

  1. Réflexion individuelle (5′)
  2. Partage au sein du groupe (5′)
    Avant de poser un post-it, toujours rebondir sur celui qui vient d’être posé.
    “Ce que j’aime dans cette idée, c’est … et pour ma part …”
  3. Rétrospective (2′)
  4. Partage au sein du groupe (5′)
  5. Finalisation (5′)
  6. Butinage dans les autres groupes
    1 personne reste dans son stand, les autres se répartissent sur les autres stands pour butiner.
  7. Retour au stand
    Tout le monde revient dans son groupe pour y partager ce qu’il a appris d’intéressant dans les autres groupes.
  8. En binôme, choisir un aspect à développer dans son organisation au regard de ce qui a été appris.
    → Intégration dans un futur préféré.
  9. 2 x 8′ d’interviews pour détailler le plus possible (comme si on devait fournir un script à des acteurs).
    Penser à la question “Quoi d’autre ?
    C’est dans les détails que le futur préféré se concrétise.

 

Le process Solution Focus d’accompagnement proposé ensuite se base sur le partage et l’exploration d’une vision en 6 étapes à travers un ruban de Möbius en boucle infinie :

  1. L’idée
  2. L’établissement d’une vision
  3. La projection / Définition d’options
    Il s’agit d’une technique de visualisation (les clefs se trouvent dans les détails).
    Typiquement, c’est ici que l’on utilisera une question à échelle.
  4. Comment obtenir un “+1” ?
  5. L’identification du premier petit pas.
    A ce stade, on a les idées plus claires. Elles deviennent donc activables.
  6. L’inspection/adaptation.
    “Quoi de mieux ?”
    “Qu’est-ce qu’on a appris”

Puis on boucle !

Il est important de s’efforcer d’utiliser un langage de description de ce que l’on peut observer, et de mettre le focus sur ce que l’on veut et pas sur ce que l’on ne veut pas (faites-vous souvent vos courses avec une liste de ce que vous ne souhaitez pas acheter ?).

 

Enfin, nous avons expérimenté le jeu du tigre, de l’éléphant et de l’enfant innocent pour illustrer combien le changement d’une simple propriété pouvait changer fondamentalement tout le système.

⇒ bluffant !

 

XP Lego Game

Grégory ALEXANDRE (@gregalexandre) nous a proposé un XP Lego Game. Pour tout dire, j’avais déjà participé à cet atelier, et je l’ai déjà proposé plusieurs fois moi-même, mais jamais sous ce nom.

Je l’avais découvert lors de la première édition d’Agile Pays-Basque, à travers un atelier animé par Alice BARRALON (@a_barralon) et Isabelle BLASQUEZ (@iblasquez) et alors intitulé “Le Software Craftsmanship : Lego® à la rescousse !”.

Bref, autant dire que j’étais quelque peu avantagé. Mais encore une fois, un même atelier animé par une autre personne, et partagé avec d’autres participants est toujours source de nouveaux apprentissages / éclairages. Typiquement, le binôme tournant (spécifieur qui rédige des assertions / développeur qui les fait passer au vert et qui assure de refacto avant de changer de rôle) génère une dynamique vraiment intéressante, qui en plus s’auto-alimente en spécifications.

 

Product Owner Lego Challenge : testez vos qualités de communication

Eric SIBER (@esiber) nous a proposé de tester notre communication au sein d’équipes restreintes (1 PO + 1 ou 2 devs) et à travers quelques contraintes :

  • Les devs ne peuvent pas sortir de la salle
  • Les devs sont les seuls à pouvoir toucher aux legos
  • Les specs sont à l’extérieur
  • Les PO peuvent sortir autant qu’ils le souhaitent mais ne peuvent rien ramener de l’extérieur (ni photos)

Personnellement, j’ai enfilé mon costume de développeur et Nina a pris le costume de PO, pour finalement aboutir … à quelque chose de fonctionnel très rapidement, pour ensuite se rapprocher petit à petit de la cible.

Eric a publié quelques souvenirs par ici et quelques éléments supplémentaires sur l’origine de cet atelier sont disponibles par ici : Product Owner Challenge Game.

 

Jour 3

Lancement de la journée par les organisateurs

En fait, en ce troisième jour, nos gentils organisateurs sont partis du principe que le lancement de la journée avait déjà été joué deux fois. Ils ont donc naturellement invité ceux qui en avaient déjà profité à présenter eux-mêmes la journée aux nouveaux venus.

Cela leur a permis de respirer un peu pendant 15 minutes, et ils en avaient besoin 😉 :

 

Bon, évidemment, nous ne pouvions pas rendre la main à ces pauvres organisateurs si fatigués si vite.

Une belle formule très appréciée.

 

Keynote d’ouverture : être Agile

Pablo PERNOT (@pablopernot) nous propose une keynote ambitieuse : expliquer ce qu’est l’Agilité.

Evidemment, il a relevé le challenge avec panache.

Voici pêle-mêle quelques éléments glanés :

  • Une première définition de l’Agilité : nous sommes dans un monde complexe dans lequel il y aura de l’inattendu. Et nous saurons évoluer dans ce monde.
  • Comment être performant dans un monde complexe : on responsabilise !
    On aura alors des décisions plus rapides, plus pertinentes, plus adaptées. Bref, la meilleure réponse (celle que l’on saura mettre en oeuvre sur place).
    On aura aussi plus d’engagement de chacun et plus d’implication.
    ⇒ Cela amène le x7, x8 de la “productivité” des personnes plutôt que du x2 ou x3.
  • Le droit à l’erreur permet de prendre les bonnes décisions sur le terrain.
  • Pour que le droit à l’erreur ne puisse pas faire trop de mal, on travaille sur de petits incréments.
  • On produit de façon verticale pour donner du sens (toujours ce besoin de sens). Cela permet de livrer des choses finies et d’obtenir des feedbacks constructifs.
  • L’Agilité implique une vraie bascule :
    • du management : le lâcher prise.
    • du métier : “je veux tout” → “priorisation” + découper en petits morceaux qui font sens.
  • Quand faut-il des projets Agiles ?
    ⇒ Prenez la question dans l’autre sens : quand faire des projet non-Agiles ?
    → Quand on a déjà absolument toutes les réponses
    ⇒ Sinon : faites des projets Agiles !

 

Et quand on parle de motivation avec Pablo, il vous parle de jeux vidéos, domaine dans lequel les gens sont particulièrement motivés.

Quelques clefs  de la motivation des joueurs :

 

#1 : Un objectif clair (et 1 seul)

Expliques-moi ton projet en 2-3 phrases maximum

L’objectif doit être clair et doit être communiqué.

 

#2 : Des règles claires

J’ai le droit d’utiliser tel outil en tant que …

Tout ce qui est clarifié permet de rendre autonome.

 

#3 : Feedback

Donner du feedback !

Cette évolution a été livrée et elle a été utilisée par N clients. Et ils l’ont utilisée de telle façon.

De la mesure concrète d’utilisation.

Nourrir en retours pour que les gens ne s’assèchent pas.

 

#4 : Invitation

Aucun joueur n’est obligé de jouer !

Faites vos équipes pour que les projets soient des succès.

Les gens feront la part des choses entre copinage et efficacité.

 

Le tout est à croiser avec :

 

#A : Le sentiment de contrôle

Maîtrise de son outil de travail.

Les règles sont là mais elles ne doivent pas asphyxier.

 

#B : Sentiment de progrès

Il faut des feedbacks et donc travailler sur de petits incréments.

Arrêter les projets pour en fait les finir plus tôt.

 

#C : Appartenance à une communauté

Connaissez-vous le Nombre de Dunbar ? Il postule que le nombre maximal de personnes avec lesquelles nous pouvons avoir des interactions se situe entre 150 et 220 (ou 230 selon les sources).

Il nous donne aussi un graphe de ce type :

amenant à rechercher l’efficacité à travers le bien-être des participants en se basant sur :

  • des équipes de 7 personnes
  • au sein de services de 50 personnes

D’ailleurs, n’oublions pas que 8/9 personnes est une limite haute pour entretenir des relations constructives.

 

#D : Quelque chose qui nous dépasse

Détruire la planète Zorg

Tailleur de pierres, que fais-tu ?

  • “Je taille des pierres”
    → Pas de sens
  • “Je taille des pierres pour nourrir ma famille”
  • “Je construis des cathédrales”
    → SENS !!!

 

Mais grâce à Nathalie, nous n’oublions pas que :

 

Stop Leading ! Start Hosting !

J’ai déjà mentionné combien les conférences de Laurent SARRAZIN (@bangalaurent) pouvaient être inspirantes ?

Bref, j’ai remis ça 🙂 . Et comment dire … je n’ai pas été déçu.

Alors, si vous tentez une aventure avec Laurent, je n’ai qu’une chose à vous dire : ne vous attendez jamais à pouvoir rester passifs. Et comme il souhaite que chacun puisse vraiment se concentrer sur le moment présent, il donne tout et il prévient dès le début :

Alors voici le support en question :

J’ajouterai juste quelques détails qui ne transparaissent pas dans ce support :

  • Créer l’espace est fondamental et l’attention aux détails y est très important
  • L’espace doit être entretenu
  • L’inclusion est primordiale
  • Il faut connecter les participants pour :
    • en tirer de l’interaction entre les participants
    • libérer les paroles et donc les idées
    • générer des interactions durables
    • faire émerger des idées plus collaboratives
    • impliquer les participants

Encore une dernière chose à guetter : la sortie prochaine de l’ouvrage co-écrit avec Géry DERBIER (@Gery7) sur le Host Leadership :

 

Le fabuleux destin de Tim Member

Alors … Comment introduire la session de Franck RAGEADE (@thelor) ???

Si vous venez voir Franck sans le connaître, vous n’êtes pas encore prêt à vivre ce qui vous attend. Mais allez-y !
Si vous le connaissez, vous êtes certainement impatient et enthousiaste.

Franck est juste un concentré de talents : théâtre, pédagogie, philosophie, agilité, humanité, érudition, bon sens …
Bref, je n’en ferai pas le tour ici.

A travers le parcours de Tim Member, il nous invite sur cette performance à découvrir les déconvenues et les désillusions d’un développeur motivé lors de son arrivée dans la vie professionnelle.

Si vous souhaitez vraiment avoir un aperçu des idées phares que j’en ai retenu, suivez le fil suivant :

Avec ma citation préférée :

Ce que nous libérons, nous revient.

Mais sincèrement, cela va vous sembler fade au regard de la prouesse que représente cette prestation. En plus, elle a déjà été publiée. Je vous laisse donc vous faire une idée complète par vous même :

 

IceBreaker de reprise

Vous cherchez une solution pour ré-énergiser un grand groupe en 10 minutes ?
Essayez donc le ShiFuMi :

En fait, je ne le mentionne que sur le jour 3, mais nous y avons eu le droit tous les jours, avec une variante à base d’œuf, de poule, et d’éléphant made in Aurélien Morvan (@AurelienMorvant). Cela vous intrigue ? Invitez le ! 😉

 

Session Spéciale 10ème : Franck RAGEADE – PO MASTER CLASS

Pour finir en beauté ces 3 jours de festival, je me suis inscrit à la “spéciale 10ème” de Franck RAGEADE (@thelor) accompagné de Jean DUPUIS (@jidup).

Et dès l’arrivée, nous avons constaté combien il sait recevoir : (une mention spéciale pour Charline @CRageade)

Plus sérieusement, Franck nous a organisé un petit voyage historique, de la complexification croissante du monde qui nous entoure, au rôle central que le PO doit endosser au cœur même des complexités en jeux. Et pour mieux appréhender ce voyage, il nous a concocté quelques ateliers orientés autour de la définition de la vision du produit (Personas, Product Box, Slogan publicitaire …).

J’ai malheureusement dû partir (transport en commun oblige) avant la fin, en début de Fishbowl.

  • 4 chaises sont positionnées au centre. Il s’agit des chaises de parole.
    → Il doit toujours y en avoir une de libre.
  • Le reste des chaises est positionné autour de ces 4 chaises (sur 2 cercles concentriques pour les grands groupes). Leurs occupants n’ont pas le droit à la parole.
  • Le facilitateur apporte les questions à discuter (ici, le rôle du PO) et s’assure de la fluidité de circulation de la parole.

 

Je retiens en particulier la gestion de l’inclusion proposée en début de session et que j’ai beaucoup appréciée : les présentations croisées.

  1. Chacun saisit un post-it (ou petit bout de papier puisque l’aspect collant du post-it ne sera pas exploité ici), y inscrit son prénom, puis se décrit dessus.
    Oui, par contre, le tout doit tenir sur la surface d’un post-it.
  2. Les post-its sont mis en commun et mélangés.
  3. Chacun tire un post-it et présente l’auteur de celui-ci.

 

Ma petite conclusion

Je dois remercier beaucoup de monde pour ces 3 jours exceptionnels.

  • les organisateurs qui ont dû abattre un travail colossal pour nous proposer une telle conférence
  • les sponsors sans lesquels nous n’aurions pas accès à de telles conditions
  • les autres orateurs qui ont fait preuve d’une générosité phénoménale
  • les participants pour leur curiosité bienveillante

Lorsque ce n’est pas soutenu par son employeur, venir dans ce type de conférence est un investissement à titre personnel. Mais au regard de ce que l’on en retire en connaissances, en expériences, en échanges, en énergie … Moi qui n’aime pas parler de ROI, je dois bien admettre qu’ici il prend du sens.

 

D’ailleurs, l’une des clefs de la qualité de cette conférence m’est apparue comme une évidence durant la keynote matinale de Pablo :

Un public bienveillant

Le droit à l’erreur

Une conférence de qualité

Qu’en pensez-vous ?