La deuxième édition (et non la seconde, car elle ne sera pas la dernière) d’Agile Pays-Basque a eu lieu ce week-end.
Autour d’une recette gagnante :
  • des organisateurs dynamiques et hyper-investis
  • des sponsors ayant reconnu une conférence de qualité (certains y ont même sûrement reconnu des valeurs communes)
  • des participants motivés et généreux
cette deuxième édition a relevé le défi de répondre à une première édition qui nous avait déjà tous bluffés.
Un grand merci à tous ces acteurs pour leur investissement !
Comme d’habitude, je vais partager ici quelques notes personnelles qui n’engagent que moi 😉.
Pour moi, la conférence a en fait commencé dès le jeudi soir avec quelques agilistes déjà sur place.
Mais revenons sur le programme officiel.
  
Nous avons été accueillis à l’ESTIA dès 8:00.


Après un accueil rapide, et une inscription en règle, les organisateurs nous ont présenté la journée et les sponsors sans lesquels nous n’aurions pu profiter de conditions aussi agréables.

Ils ont ensuite invité les speakers de la matinée à pitcher les sessions qui allaient suivre la keynote d’ouverture.
Nous avions évoqué la question avec Fabrice, et force est de constater que le pitch du Coaching Dojo est encore à roder. (Peut-être dans un prochain post).

Les choses sérieuses (ou pas) sont vite arrivées avec Aurélien (@AurelienMorvant) qui nous a proposé une keynote de haut vol.
En toute franchise, les slides sont déjà en ligne (et je vous invite à guetter la sortie de la vidéo) :
Je vais donc me contenter de relever quelques éléments marquants (et ils n’y seront pas tous) :
  • Aurélien nous offre un parallèle entre le saut à l’élastique (dont il est aussi moniteur sur son temps libre) et la transformation en entreprise.
    Plus précisément, entre l’appréhension que l’on peut avoir face à un saut à l’élastique et celle que l’on peut avoir face à un changement professionnel.
  • Comme en entreprise, il n’y a pas que des volontaires ou des personnes qui ont choisi de sauter.
  • Nous n’avons pas le droit d’amener les personnes dans NOTRE zone de confort.

    Aurélien Morvan

  • Moins de 1% des sauteurs font marche arrière.
    Mais alors pourquoi il y a-t-il 16 % de réfractaires systématiques au changement en entreprise ? (Ils ne jouent pourtant pas leur vie !)
  • Comme en entreprise, il faut trouver du sens. Focaliser sur le POURQUOI, et non sur le POUR QUOI.
  • Les gens ne sont pas résistants au changement, il sont résistants à être changés.

    Peter M. Senge (@petersenge)

  • Un bébé tombe en moyenne 2400 fois avant de marcher. Il continue parce qu’il est encouragé. (Isabel Monville@isabelmonville)
  • Quelques petits cadeaux de la part d’Aurélien pour accompagner une transformation (suivez le fil) :
  • Voir le modèle ADKAR de Jeffrey M. Hiatt
  • Abaissez le centre de gravité de prise de décision dans l’entreprise.

    Aurélien Morvan

  • Vous ne ferez pas boire de l’eau à un âne qui n’a pas soif.

    Aurélien Morvan (en fait, c’est de sa grand-mère)

  • Ces méthodes n’ont pas de cerveau : utilisez les vôtres.

    Aurélien Morvan

  • L’eau trouve toujours son chemin.

    Auteur inconnu

    => Laissez faire les gens par eux-mêmes.

Bref, une keynote de qualité, pleine d’enseignements. Vivement la publication de la vidéo, je suis certainement passé à côté d’éléments essentiels.
En attendant : vous avez déjà une interview d’Aurélien en vue de cette conférence par ici : https://www.infoq.com/fr/news/2017/09/transformation-agile-saut.

Là, vous pensez que je remplis pour remplir. Pour autant, le fait de proposer la pause café après la keynote d’ouverture plutôt qu’avant est assez rare pour être remarqué et pour interpeller sur l’efficacité de cette pratique. De ce que j’en ai constaté, cela a permis une mise en action de la conférence beaucoup plus rapide que la course habituelle après les participants pour tenter de démarrer dans les temps, et finalement, il n’y a pas eu d’hypoglycémie flagrante à constater.
Bref, un choix stratégique qui semble payant. A garder en tête.

Je ne vais pas rentrer dans le détail de l’organisation de ce Coaching Dojo ici. Il avait la particularité d’être repensé pour être proposé à travers un format de 2 heures en lieu et place d’une journée complète. Cela tire évidemment quelques impacts que je décrierai ultérieurement dans un post spécifique.
Quoi qu’il en soit, nous nous étions fixé avec Fabrice (@fabriceaimetti) une limite de 32 participants. Ils étaient 30, et sont manifestement repartis satisfaits de leur découverte/participation.
Pour cette édition, nous leur avons proposé l’expérimentation de 2 types d’outillage :
  • un premier tiré de l’approche narrative
  • un second tiré de l’approche dite “solution focus”

A mon goût : c’était une réussite :

Et merci Aurélien pour ce scribe :

Et merci Cyrille pour celui-ci :


Plusieurs séances ont été proposées durant la pause méridienne. Je n’ai malheureusement pas pu y participer.

J’ai donc débuté mon après-midi par un REX de Aurélie Ambal (@souvir) et Nicolas Savois (@NicoSavois) sur la mise en place, au sein d’une partie de la DSI d’une grande banque, d’un accueil des nouveaux développeurs à travers un accompagnement que je considère comme relevant plus du mentorat technique que du coaching. Cette session ayant été filmée, chacun pourra se faire un avis sur la question.

J’en retiens particulièrement les points suivants :

  • “Faire sortir le coaché de sa zone de confort pour l’aider à progresser.”
  • L’accompagnement est formalisé par un point de 30 minutes toutes les semaines entre le développeur et son “coach”
  • L’accompagnement est ouvert à tous les sujets (bien qu’ils semblent finalement tourner systématiquement autour de problématiques techniques).
  • De séance en séance, de nouveaux objectifs sont perpétuellement définis. Et certain de ces objectifs sont poussés par le CTO.
  • La démarche a été très structurée (planification des points, structure des points, usage de checklist, etc.)
  • A cet accompagnement est adjointe une structure d’évaluation des compétences par Peer Review à travers laquelle les collègues sont sollicités pour évaluer le niveau technique de leurs pairs et les axes d’amélioration qu’ils devraient envisager de travailler.

Bref, il est intéressant de voir ce qui a été mis en place pour permettre aux nouveaux membres des équipes de dev. de vivre une intégration moins douloureuse/solitaire que celle connue il y a quelques années par Nicolas. Si certains choix peuvent surprendre ou questionner, je ne pense pas qu’il y ait de doute sur la bienveillance initiale de cette démarche.


Après une préparation intense :

Alice Barralon (@a_barralon) nous livre quelques clefs autour de la définition d’un produit. En partant de la citation suivante :

Il n’y a rien de plus inutile que de faire avec efficacité quelque chose qui ne doit pas du tout être fait.

Peter Drucker

elle nous invite à revenir sur ce que représente la valeur d’un produit.

Le sujet ici est en particulier de ne pas confondre valeur et prix. Alice lance la réflexion à travers l’usage judicieux d’une illusion d’optique (il va falloir attendre la vidéo pour comprendre celle-ci 😉). J’ai adoré !

Elle nous introduit même une notion de “valeur vie” :

Est-ce que je suis prêt à renoncer à 6 mois de ma vie pour acquérir le nouvel iPhone ?

Alice Barralon

=> Vous avez 3 heures !

Nous avons ensuite eu le droit au déroulé de conception d’un produit pour minimiser ses chances d’échec. Jetez un oeil au support, cela vous donnera déjà un bon aperçu :

Et comme Alice le dit si bien :

Restez frugal !

Alice Barralon

ou encore :

La première règle pour les managers :

foutez la paix à vos équipes !

Alice Barralon


François Salazar (@FrancoisSALAZAR) nous amène à nous plonger sur la notion de “culture”. Car finalement, la question mérite d’être posée :

Qu’est-ce que c’est une culture ?

Pour François, on ne sait pas ce que c’est ; on peut seulement en observer les effets (tel un trou noir – j’adore cette analogie !).

A travers ses différentes expériences d’accompagnements, il nous amène à revenir sur quelques bases théoriques telles que les 2 types de changements de Gregory Bateson, de l’école de Palo Alto, et de Paul Watzlawick.

François nous les définit ainsi :

  • Changement de type 1 : On change quelque chose, mais on ne modifie pas les règles
  • Changement de type 2 : Remise en cause du cadre. Peut être surprenant et illogique. En dehors du plateau de jeu.

Il nous donne ensuite quelques pistes intéressantes, pour en arriver à une conclusion détonante :

Attention aux bullshit : Si vous avez besoin d’écrire les valeurs, c’est qu’il y a un problème.

Pour cette conférence aussi, en attendant la vidéo vous pouvez déjà consulter les slides :


Alfred Almendra (@AlfredAlmendra) nous propose un atelier qu’il a lui-même créé : Le Lean Takeoff, destiné à appréhender les pratiques du Lean Startup.

Jetez un œil par ici pour vous faire une idée :

De mon côté, je suis assez fier du financement de notre “Fast Organes” :


Le samedi s’est articulé autour d’un forum ouvert.

J’y ai principalement suivi :


Bref, je ne saurais conclure qu’ainsi :