Pascale Machet nous a offert un nouveau Rendez-vous des Coachs autour de “La psychologie positive“.

Elle a invité Sylvie Desqué pour nous faire découvrir en une heure trente les principes fondamentaux de cette approche. Sylvie s’est spécialisée en psychologie positive, en communication positive, et en méditation pleine conscience.

Elle nous présente la psychologie positive comme une science créée par Martin Seligman il y a 20 ans, et tournée vers les facteurs d’épanouissement de chacun (alors que la psychologie conventionnelle s’intéresse principalement aux manques).

La psychologie positive s’établie autour de 3 notions :

  • la résilience : si cette notion est principalement considérée en Europe autour d’événements particulièrement traumatisants, elle est étudiée aux États-Unis dans un cadre beaucoup plus quotidien (Comment une personne a-t-elle rebondie dans telle ou telle situation ?)
  • le flow : il s’agit d’un moment pendant lequel nous n’avons pas vu le temps passé, tant nous étions absorbés par une activité. Alexis (@alexismonville) a déjà évoqué cette notion sous le nom de “Flux” lors de la keynote de clôture de l’Agile Tour de Bordeaux.
  • les forces : Il s’agit de capacités qui permettent le fonctionnement optimal de l’être humain. Selon ce modèle, elles sont nécessairement :
    • préexistantes
    • authentiques
    • énergisantes

Les “forces” peuvent être assimilées à des prédispositions. Pour expliciter cette notion et la distinguer de la notion de compétence (qui – elle – doit être acquise), Pascale Machet, nous donne l’exemple de Zinedine Zidane qui était certainement déjà très doué avec un ballon lorsqu’il était gamin sur les plages de Marseille. Cela n’empêchera pas une personne qui s’entraîne beaucoup de devenir bon en football, mais cette personne n’acquerra pas pour autant le talent que ce gamin avait naturellement (Oui, je viens d’évoquer du football : ne vous habituez pas !).

Sylvie nous liste ensuite les points clefs identifiés chez les personnes qui ont “réussit”, à savoir :

  • Ils connaissent leurs capacités
  • Ils se fixent des objectifs légèrement au dessus de leurs compétences du moment
  • Ils construisent leur vie personnelle comme professionnelle autour de leurs forces
  • Ils développent leurs forces et leurs talents
  • Ils inventent des moyens / outils pour appliquer leurs forces
  • Ils trouvent les rôles qui leurs convient le mieux
  • Ils gèrent leurs faiblesses (sans les faire disparaître)
    Par la délégation par exemple

Après quelques éléments théoriques supplémentaires, Sylvie nous propose un photo-langage autour d’un jeu de cartes présentant les différentes “forces” (édité par positran.fr).

Il s’agit de choisir la “force” qui nous caractérise le plus, puis de décrire son choix à travers un “fait concret” (une anecdote, une expérience, etc.).

Ce jeu semble aussi se prêter à une activité de groupe afin d’y identifier des ressources d’énergie.

Je conclurais ces notes avec une question à garder sous le coude, et qui m’inspire une approche similaire aux approches centrées solutions :

Demain, que peux-tu en faire ?