Ce lundi 30 novembre, Jean-François Zobrist  a honoré l’invitation du réseau GERME pour une conférence offerte gratuitement à 200 chanceux en partenariat avec ISG Bordeaux. Merci à eux !

Le thème était évidement l’entreprise libérée, à travers un retour d’expérience sur les transformations qu’il a mené (ou permises) au sein de la société Favi. Au delà d’un simple retour d’expérience, il nous livre en fait une analyse de son approche.
Bref, un partage très riche et très généreux.

De mon côté, je ne partage ici que quelques phrases/citations retenues. Ce n’est que partiel tant l’ensemble de la conférence mériterait d’être retranscrite (mais il y a des ouvrages pour cela : tome 1 et tome 2).

Il n’y a pas d’école qui apprenne à manager.
Il n’y a pas d’école qui apprenne à regarder les étoiles.

 

Moi, je me suis formé toute ma vie.

 

Après chaque formation, je cherchais une action à mettre en œuvre.

 

Toujours chercher à passer à l’action !

 

Comment former des personnes qui sont par essence un peu mégalo ?

 

Un commandant de sous-marin nucléaire ne fait rien, c’est toujours le second qui fait tout.

 

Le patron doit toujours chercher les signes faibles.

 

Les indiens pensent à côté.

 

Le management, c’est la science des Hommes, par les Hommes, pour les Hommes.

 

Sans le faire exprès, j’ai mis en place les conditions de l’innovation.

 

Jusqu’à la génération de mes parents, on savait pourquoi on travaillait: pour bouffer !
Maintenant, il faut revenir sur les pourquois.

 

Le pourcentage d’imbéciles est aussi important chez les ouvriers que chez les ingénieurs.

 

Il y a 2 à 3 % de mecs pas sérieux dans une entreprise. Pour eux, ont met en place des contrôles sur l’ensemble de l’entreprise qui coûtent bien plus cher que si l’on avait laissé ces 2 à 3 % laisser faire.

 

Je n’ai pas été déformé par les études, moi.

 

Les patrons passaient leur temps à lire des tableaux de bord et en réunions … mais ils ne savaient pas où ils gagnaient de l’argent.

 

Si vous voulez mettre en place du changement, il faut un fait générateur fort pour marquer le changement.

(Dans l’exemple de Jean-François Zobrist, il s’agit d’avoir muré une fenêtre).

Le management consistait à dire “Débrouillez-vous !”
“Faites quelque chose d’imparfait mais faites-le !”

 

La solution parfaite est la somme des solutions imparfaites

 

Celui qui fait, sait. Fichez-lui la paix !

 

Je vous donne 10% d’augmentation. Trouvez-vous quelque chose d’intelligent à faire.

 

Il y a une corrélation entre le bonheur et la performance.

 

Quand on investit dans l’Homme, c’est un placement à long terme.

 

Ne faites pas venir les gens sur votre territoire. Allez sur le leur.

 

Il ne faut jamais dire ce que l’on veut faire. Il faut le faire.

 

Le confort est productif.

 

L’organigramme est un estomac sans bouche et sans trou du cul. Alors que c’est par ses entrées et ses sorties qu’un système vit.

 

RH : Rendre Heureux

 

Les RH servent à faire accepter à la base les conneries décidées par la direction.
Ils essayent de faire tourner l’usine malgré le patron.

 

Je fais une expérience, ça vous dit ?

 

On ne peut pas faire de la qualité sans tenir les délais.

 

Un service qualité, c’est une culture.

 

On gagne plus à faire plus, qu’à dépenser mois.

 

La règle des 5 C : C‘est Con, mais C‘est Comme Ca !

 

Il ne faut jamais améliorer l’existant. Il faut imaginer autre chose.

 

Il n’y a jamais de référence à l’argent en fabrication. L’argent est une résultante, pas un objectif.

 

Il n’y a qu’une prime chez Favi : répartie à égalité entre tout le monde.

 

Un service est là pour gérer un problème. Tant que le service est là, le problème est là !

 

La liberté a besoin de 2 valeurs limites.
Chez Favi, ces 2 valeurs sont “L’Homme est bon” et “L’amour du client”.

 

Tout papier qui n’a pas de client derrière est foutu à la poubelle.

 

J’ai jamais vu un ouvrier prendre une décision non rentable.

 

Un bon ouvrier est un ouvrier qui prend des initiatives. Il faut les libérer.

 

Le coût du contrôle est deux fois plus important que la dérive potentielle sans contrôle.

 

Il faut sortir : C’est en tournant dans l’usine que j’ai laissé une place au hasard et à l’innovation.

 

Sortez, seuls ceux qui sortent s’en sortent.

 

J’ai mis en place sans le savoir l’innovation, parce que je n’avais ni modèle ni conseil, juste des témoignages

 

Toute réunion doit déboucher sur une action, même imparfaite.

 

Une augmentation : c’est une preuve de confiance. Une prime : c’est donner un os à un chien “Je ne sais pas si ça va durer”.

 

Trust first !

 

Un patron doit trouver des étoiles et montrer des étoiles.

 

En prime, voici quelques liens, dont 2 trouvés en live par Guillaume :

 

Voilà pour mes notes sur cette soirée aussi dynamisante qu’inspirante. Nous avons eu le droit à un orateur d’une grande qualité, autour d’idées qui semblent ne relever que du bon sens, et qui sont tellement éloignées de ce que nous constatons (presque) tous au quotidien ?